Avec Oriane, Louise et Camille, L’été photographique à vélo !
Né en 1990 dans le sillage de la création du Centre d’art et de photographie de Lectoure, le festival L’été photographique est un événement culturel incontournable dans la région. Chaque été, durant deux mois, le travail d’une dizaine d’artistes photographes, plasticiens ou vidéastes, est mis en valeur sur sept lieux d’exposition, sept lieux patrimoniaux emblématiques à travers la ville de Lectoure. Et chaque été depuis maintenant deux ans, les vélos électriques prêtés par « Au travail les vélos ! » font partie intégrante, en coulisses, du quotidien de celles et ceux qui font le festival.
On pourrait citer bien sûr Marine Segond, responsable de la coordination et de la production du Centre d’art et de photographie de Lectoure, ambassadrice quotidienne des mobilités durables avec son inséparable vélo cargo de prêt, qu’elle utilise chaque jour depuis deux ans pour relier son domicile à Terraube et son lieu de travail à Lectoure. Ou encore Laura, Kevin et Nicolas, fidèles régisseurs et régisseuse du festival et adeptes des vélos électriques pour se mouvoir et porter du matériel en vélo cargo d’un lieu à l’autre durant la phase de montage, dite « de régie », du festival, qui court généralement pendant la première quinzaine de juillet.
Mais intéressons-nous cette fois-ci à la traditionnelle équipe de stagiaires de L’été photographique, « petites mains » indispensables au bon déroulement de l’événement : cette année, ce sont sept étudiantes qui ont été recrutées pour épauler les régisseurs lors de la semaine de montage puis, une fois le festival ouvert au public, pour assurer l’accueil du public et la médiation sur les cinq lieux d’exposition payants. Parmi ces sept stagiaires, voici Camille, Louise et Oriane : elles ont pour point commun d’avoir rapidement adopté les cinq vélos électriques mis à leur disposition pour le festival. Les deux-roues leur sont même devenus un allié quotidien pour affronter la géographie tout en dénivelés de la vieille ville de Lectoure !
C’est le cas pour Oriane, étudiante aux Beaux-Arts de Dijon, qui est hébergée au gîte du Marquisat et enfourche le vélo chaque matin pour monter la redoutable côte du même nom et rejoindre les différents lieux d’exposition. « C’est la première fois que j’utilisais un vélo assistance électrique, ça fait toute la différence dans les côtes ! Et ayant un problème au genou, je sens que j’ai beaucoup moins mal que d’habitude, car je n’ai pas besoin de forcer ! ».
Pour Camille (en stage pendant son année de césure, après avoir validé une Licence en illustration), déjà adepte de la pratique cycliste quotidienne dans les Landes où elle réside, le vélo électrique est aussi une vraie découverte : « J’étais réticente au début, le fait qu’ils soient à moteur ça me faisait un peu peur. Avec toutes les côtes à Lectoure, j’ai fini par essayer. Au début un peu surprise par la vitesse, je l’utilise désormais comme moyen de déplacement quotidien et je mets même l’assistance « full speed » à certains endroits ! C’est la solution idéale ici pour éviter la voiture et se déplacer plus vite qu’à pied. »
Louise, étudiante en recherche en Histoire de l’art à Paris, s’est mise elle au vélo cette année, plus précisément au Velib' pour rouler dans la capitale. Le vélo électrique est également une nouveauté. « Je l’utilise tous les jours pour aller de la Cité scolaire, où je suis hébergée, aux lieux d’expo. Je l’utilise parfois lors de mes jours de repos pour aller au lac de Sérilhac à 15 km de Lectoure, c’est « chill » mais heureusement qu’il y avait l’assistance ! » Pour éviter la panne sèche de batterie en plein milieu d’une pente à 10 % dans la campagne gersoise, Louise prend ses précautions et recharge le vélo « une fois par semaine, cela suffit largement pour moi ».
Peut-être aurez-vous croisé cet été un mini peloton dans les rues de Lectoure ? « Quand on sort toutes ensemble avec nos vélos électriques, ça en impose et ça fait même un peu gang de motardes », s’amuse Camille. Qui en profite aussi pour passer un petit coup de gueule, concernant l’artère centrale de Lectoure, ouverte, s’il fallait le rappeler, à la circulation des vélos dans les deux sens : « Au début, je m’obstinais à remonter la Rue Nationale dans le sens opposé aux voitures, mais c’était un peu pénible car pas mal de conducteurs ne savent pas forcément que c’est autorisé et le manifestent ; de plus la signalétique n’est pas très claire. » Il est vrai que peu d’automobilistes maîtrisent le Code de la route, malgré les panneaux et les pictogrammes peints sur la chaussée.
Alors que l’automne se profile déjà et que stage et festival touchent bientôt à leur fin, Louise, Oriane et Camille vont pouvoir profiter encore quelques jours des joies du vélo électrique. Les expositions de L’été photographique sont, elles, encoure ouvertes au public jusqu’au dimanche 29 septembre : profitez-en !